Page 10 - histoire Aeronautique Brésil
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                     La Bolivie, la République Dominicaine, l’Équateur, le Pérou, l’Uruguay et le
                  Salvador  rompent  leurs  relations  diplomatiques  avec  l’Allemagne.  Enfin,
                  l’Argentine,  le  Chili,  la  Colombie,  le  Mexique,  le  Paraguay,  le  Venezuela
                  conservent leur neutralité jusqu’à la fin de la guerre.

                  On trouve dans les archives, les noms de ces volontaires originaires de tous
                  les États d’Amérique Latine - sauf du Honduras et quelques îles des Antilles.
                  Certains  Latino-américains10  ont  combattu  dans  les  rangs  des  armées
                  allemandes, austro-hongroises ou ottomanes.

                  La guerre de 14-18 a façonné et aguerri les aviateurs qui pour la plupart après
                  la fin du conflit se retrouvent sans travail.

                     De là, des initiatives surgiront qui permettront en premier lieu le lancement
                  du transport aérien commercial, et celui du courrier postal et la création de
                  force aérienne. Certains pilotes se tourneront vers les exhibitions, l'acrobatie
                  et les tentatives de records.

                   En Europe, de nombreux avions militaires seront vendus ou mis au rebut.

                  L’épanouissement de l’aviation ne peut en effet réussir que si les aéronautes
                  sont  expérimentés.  Après  la  guerre,  les  pilotes  ayant  acquis  leur  brevet
                  rejoindront leurs pays respectifs, où certains vont s’investir dans les transports
                  aériens, militaires et civils - d’où aussi beaucoup d’accidents.

                    La  réflexion  sur  l’emploi  d’une  aviation  dédiée  aux  opérations  militaires
                  impose aux décideurs militaires la création d’un ensemble d’infrastructures et
                  de règlements appropriés et aussi l’achat de nouveaux avions. L’émergence
                  de  terrains  d'aviation  militaire  correspond  à  ces  nouveaux  besoins.  À  ses
                  débuts, une grande rivalité existait entre l'hydravion et l’avion. L’avion précisait
                  une piste d’atterrissage qui était en terres battues gazonnées et quasiment
                  inexistantes à cette époque dans certains pays.

                      Beaucoup de ces pistes précaires témoignent des larmes, de l’audace, du
                  courage, des sacrifices et des échecs de ceux qui cherchaient la gloire, la
                  performance et la gloire patriotique souvent au péril de leur vie.

                    L’hydravion a comme avantage, qu’il amerrit sur n’importe quel plan d’eau
                  dans les fleuves et les océans, mais en revanche il est plus lourd plus lent et
                  moins bien caréné que l’avion terrestre donc plus coûteux.

                  Les aviateurs disaient de lui qu’il était à la fois un mauvais avion et mauvais
                  bateau.

                  L'avion en cas de pépin peut parfois tenter des atterrissages de fortune, ce
                  qui était fréquent à cette époque-là.
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